samedi 26 mars 2016

Alors, c'était comment?

J'avais envie un peu tardivement certes...de partager ici comment c'était passé le contrôle pédagogique de Loulou.
Et oui, à partir de 6 ans l'instruction en famille devient réglementée par un contrôle de l'inspection académique chaque année afin de vérifier que l'enfant suit bien une instruction quelle qu'elle soit.

Nous avons eu la fameuse lettre recommandée nous donnant la date du contrôle 1 mois avant celui-ci.
Délais respecté!
C'est un bon début car je sais que ça n'est pas toujours le cas.

Suite à ce courrier j'avoue que j'ai été un peu flippée. Un peu mais pas trop.
Mais pourquoi? Et bien pour deux raisons.

La première est que j'ai souvent eu des retours négatifs de ces contrôles par des familles faisant aussi l'IEF. Et donc des croyances se sont installées produisant des pensées...

La seconde est que notre zèbre étant un zèbre...si l'affectif n'est pas pris en compte, il peut se fermer et refuser l'apprentissage, donc refuser le test pour voir où il en est dans ses différents apprentissages.

Et de plus...étant un zèbre adopté, la légitimité est parfois inconsciemment difficile pour lui et ce contrôle peut-être un stress de plus car il s'y joue de l'estime de soi si problématique.

Alors comme cela me l'était proposé, après la réception de leur courrier, j'ai à mon tour renvoyé un courrier accompagné des tests psychométriques et psychomoteurs de notre Loulou.
Ma lettre expliquait bien les enjeux de ce contrôle et comment cela pouvait être hautement anxiogène et traumatique pour lui. Ils avaient donc toutes les informations en mains.

A ma grande surprise, après avoir là aussi écouté les retours négatifs des personnes, j'ai eu au téléphone une écoute et une bienveillance palpables.
J'ai pu échanger pendant plus de 20 min sur notre fils et comment faire au mieux pour qu'à aucun moment il ait un sentiment d'échec et de malaise.

Bref à la fin de la conversation téléphonique, j'étais apaisée de savoir que cela se passerait bien, d'abord parce que les personnes présentes seraient ouvertes et donc que je n' avais pas de raison d'avoir peur. Je pouvais lâcher mes croyances et donc mes pensées qui me faisaient peurs.
Il n'y avaient pas de danger!

Le jour J est arrivé et comme cela le devait, il s'est bien passé.
Notre fils a accueilli l'inspectrice et le conseiller pédagogique avec sympathie.

Naturellement nous avons laissé le conseiller aller vers Loulou, l'inspectrice souhaitant s'entretenir avec nous le temps qu'ils fassent les différents tests.

Nous avons pu pendant 1 heure parler de lui, de ses spécificités, de son histoire et du fait que les enfants adoptés ont souvent une scolarité compliquée.
Nous avons parlé des troubles de l'attachement, de l'importance d'accompagner son enfant à réparer pour ensuite pouvoir se construire.
Nous avons pu expliquer pourquoi il était instruit en famille.
Nous avons échangé sur nos choix pédagogiques.
Nous nous sommes sentis entendus avec bienveillance.
Sa précocité intellectuelle a été prise en compte et nous avons eu des conseils adéquates pour envisager l'avenir le mieux possible.

De l'autre coté de la porte, Loulou coopérait avec ouverture, waouh quel progrès!
Tout s'est bien passé, il a montré ce qu'il savait, a accepté les demandes du conseiller pédagogique.
Notre petit zèbre est vraiment étonnant et magique.

Cette heure et demi est finalement passée assez vite.
Nous étions soulagés de cette ouverture.
Loulou a  été super.
Ils sont repartis en nous disant qu'ils nous enverraient le rapport et qu'ils reviendraient l'année prochaine à la même date.

De ce rdv me sont venues deux choses importantes qui sont en lien avec ce que j'ai expérimenté personnellement.

La première est que notre posture et notre ouverture vont vraiment jouer sur la qualité de la rencontre.
Qu'il faut les travailler car elles sont bien plus grandes et plus importantes que ce que l'on peut imaginer. Si toute fois on en a conscience ce qui à mon avis est assez rare.

La deuxième est qu'il faut avoir une vraie confiance en soi car cela va permettre le meilleur!
Sans confiance en soi pas de confiance en l'autre possible.
C'est à dire ni en son enfant, ni en les personnes qui viendront faire ce contrôle.



Pour accompagner le témoigne de ce rdv, je voudrais partager ici un autre témoignage que j'ai fait pour la revue "Enfance et Famille Adoption" qui devrait paraitre bientôt.
Il s'agit du choix d'une scolarité alternative pour son enfant adopté.

Nous sommes allés chercher notre fils en Haïti en aout 2010 après le terrible séisme.
A ce moment là, nous avions assez peu d'idée sur le chemin collectif et scolaire de notre enfant.
Dès notre arrivée à Port au Prince il s'est accroché à nous avec une force incroyable, accroché par peur du lendemain.
Refus de la proximité des nounous qui s'étaient occupées de lui mais aussi des autres enfants de la crèche.
Très vite, il a manifesté une fragilité de l'attachement avec entre autre une "impossibilité" à se laisser aller dans le sommeil.
En fait notre fils n'a quasi pas dormi pendant 3 ans 1/2.
Nous avons donc assez naturellement opté pour un maternage assez fort. Nous l'avons beaucoup porté, moment ou il trouvait le sommeil et avons opté pour du co-dodo même si le résultat n'est venu que très tardivement!
Et si avec nous le lien était très fort, il lui a fallu un temps immense pour qu'il gagne confiance dans toutes les petites choses de la vie.
Tout ce qui est si facile et naturel pour un enfant sans traumatisme lui a demandé un effort très important. Et avec de mauvaises nuits et des siestes chaotiques...il était très fatigué. Nous avons du adapter notre vie familiale.
Nous avons tenté la halte garderie et très vite nous avons vu que cela ne pouvait pas fonctionner. La structure n'étant pas ouverte aux besoins spécifiques de notre fils.
Quand l'entrée en maternelle est arrivée, nous l'avons inscrit et se disant que l'on verrait bien...
Et puis suite à une intolérance alimentaire, il n'a pas pu être propre pour septembre alors la rentrée n'a pas eu lieu.
Nous avons alors ouvert les yeux sur le fait qu'il n'était absolument pas prêt à rentrer en collectivité ni physiquement ni émotionnellement!
Il était encore très insécure et très accroché de peur que l'on disparaisse...nous avons donc continuer à le materner, nous avons pu attendre et nous adapter.
Les années de maternelle sont passées ainsi et nous avons compris que pour lui cela se ferait à la maison.
Nous avons aussi réalisé en vivant les apprentissages de notre enfant avec lui qu'il n'était pas adapté au système scolaire tel qu'il lui était proposé.
Notre fils venait d'être testé pour la précocité intellectuelle et avec ce grand décalage entre son age émotionnel et sa maturité intellectuelle, s'ajoutait une très faible voire inexistante estime de soi qui rendait les apprentissages très compliqués.
Agitation, anxiété importante et refus de coopérer par peur de l'échec. Nous avons senti à quel point l'idée de ne pas réussir le renvoyait à son histoire et appuyait sur cette douleur et croyance de ne pas être un bon enfant.
Nous n'avions pas d'autre choix pour qu'il puisse se construire et réparer cette image de lui que de nous adapter et de lui apporter une instruction en famille.
Au départ il ne s'agissait pas d' un choix idéologique mais d'une impossibilité pour notre fils de rentrer dans le cadre scolaire. Nous avons ouvert notre cœur et notre imagination pour trouver la meilleure solution pour lui.
Aujourd'hui il avance tranquillement mais surement et à son rythme dans les différents apprentissages. Il gagne confiance en lui jour après jour et consolide sa confiance et ses acquis. Il aime lire et apprendre et cela n'est possible qu'avec un accompagnement émotionnel important.
Nous avons eu le contrôle de l'inspection académique en février pour vérifier que notre fils reçoit bien une instruction.
Tout s'est très bien passé, notre fils a coopéré, ce qui il y a encore quelques mois aurait été difficile!
Il a de nombreuses activités extra-scolaires et fréquente de nombreux enfants grâce entre autres à une association de parents faisant l'école à la maison dans notre département.
Nous voyons combien il a grandi et combien il a été fondamental pour son équilibre et son bien-être de pouvoir lui offrir le temps et le mode de scolarité compatible avec son histoire au combien singulière.




dimanche 10 janvier 2016

pour aider son enfant face au stress

Et comme je dis toujours...il n'y a pas de hasard!
Non il n'y a pas de hasard car quand il y a des intentions qui ouvrent grand notre perception et notre ressenti forcément il se passe des choses!
Bref après une période délicate de trouble et de fragilité relatée dans un précédent post, notre petit zèbre de 6 ans 1/2 est redevenu serein et apaisé.
Il joue, joue et joue! Il crée, il est heureux de tout, il rigole et il accepte même les règles et les frustrations, si si, les frustrations aussi!
Bon la forme n'est pas toujours super appropriée pour le commun des mortels mais pour nous c'est vraiment de super progrès en perspective. Et nous sommes ultra fiers!
Alors forcément quand la confiance, le lien est de nouveau solide...on re-propose des apprentissages à dose homéopathique et là...qu'est-ce qui se passe...et bien même si ça fait peur et qu'on lutte un peu...et bien on y va patiemment mais on y va, accompagné mais on y va et on accepte le risque de perdre un peu d eson pouvoir et de gagner beaucoup d'autonomie et de liberté!!!
Et comme par hasard, ce très chouette article dégoté ce soir et qui explique bien ce processus de stress que l'on retrouve bien chez les enfants adoptés et qui concerne tant notre petit zèbre.
Bonne lecture!

http://parents-du-21-eme-siecle.fr/pourquoi-le-cerveau-de-votre-enfant-stresse-perd-ses-moyens-3-etapes-pour-en-sortir/ 

Pourquoi le cerveau de votre enfant stressé perd ses moyens : 3 étapes pour en sortir !

Par
Stress devoirs maths
Ca va pas le faire, cet exercice de maths !
J’ai eu la chance de suivre il y a 6 mois une formation rare de Carlotta Raby, spécialiste du diagnostic et du traitement du syndrome du stress post-traumatique chez les enfants.
Si la formation était centrée sur le diagnostic des cas extrêmes – le stress post-traumatique, c’est quand un enfant vit une expérience dans laquelle il se dit à un moment « je vais mourir » – elle proposait une explication lumineuse et simple des effets du stress quotidien sur le cerveau, que je vous propose de partager ici.
Cela va vous permettre de comprendre ce qui se passe dans le cerveau de votre enfant quand il se retrouve soudain en panique devant un problème de maths, que cela se manifeste par une crise de larme, un refus catégorique de faire ses devoirs, ou le grand classique « j’suis nul, j’déteste les maths ».
Vous allez découvrir qu’effectivement, à ce moment là, votre enfant est parfaitement incapable de résoudre ce problème qui vous paraît pourtant évident et à sa portée.
Et qu’il est nécessaire de l’aider à quitter la zone stress pour rebrancher ses capacités de raisonnement. Une fois sa capacité à réfléchir remise en route, miracle, vous le verrez trouver la solution tout seul !
En fin d’article, vous trouverez 3 étapes pour aider votre enfant à rebrancher ses capacités de raisonnement et à résoudre en 2 coups de cuillères à pot cet exercice de maths qui semblait insoluble 15 minutes plus tôt :-)

Le stress face à un problème de maths va réveiller 3 acteurs stars du cerveau !

Lorsque votre enfant se retrouve en panique devant ce fichu exercice de maths, 3 acteurs stars se mettent en action dans son cerveau :
1. L’amygdale : le QG de crise
Aussi appelée « cerveau reptilien », c’est la partie la plus primaire de notre cerveau. Nous la possédons en commun avec la plupart des animaux – et oui, bien sûr avec les crocodiles ! – ce n’est donc pas elle qui assure l’intelligence distinctive de l’espère humaine. Ce n’est pas elle qui aide à résoudre les problèmes de maths.
En revanche, elle a un rôle capital : assurer notre survie en cas de danger immédiat, par exemple se protéger d’un lion qui bondit face à nous. C’est le QG de crise. Vivant dans une société moderne, urbaine, on pourrait croire que cette partie du cerveau si utile à la survie de l’homme de Cro-Magnon serait réduite au chômage technique chez nous.
Erreur ! Elle trouve au contraire à s’employer – et oui en particulier lors de la préparation d’un contrôle de maths ! – la suite de cet article va vous décrire comment.
2. L’hippocampe : la mémoire centrale
Ressemblant à l’imagerie médicale à l’animal du même nom, c’est une des parties du cerveau que vous voulez muscler chez votre enfant ! En effet, ce charmant hippocampe est le lieu de stockage de la mémoire : si l’apprentissage des tables de multiplication s’est bien passé, c’est là qu’elles sont stockées dans la tête de votre enfant.
L’hippocampe dispose d’une capacité de stockage quasi illimitée, chez chacun d’entre nous, encore faut-il que l’amygdale ne vienne pas jouer des tours à votre enfant et l’empêcher d’accéder à cette précieuse mémoire.
3. L’hypothalamus : la Poste
C’est la Poste du cerveau, un petit organe situé à l’entrée qui va décider à qui envoyer les infos reçues de l’extérieur.
Dans le doute, s’il ne sait pas si une info reçue représente un danger potentiel ou pas – cet exercice de maths tordu dans lequel il manque 1 donnée pour résoudre le problème menace-t-il réellement ma survie d’être humain ?il va envoyer 2 courriers : 1 à l’amygdale et 1 à l’hippocampe, charge à eux de se concerter pour décider quelle réponse apporter.

Sous stress, ces 3 acteurs vont se liguer pour empêcher votre enfant de réfléchir : objectif survie, on débranche les neurones !

Imaginez que vous marchez dans la rue, quand tout à coup, il vous arrive une situation qu’ont connue vos ancêtres lointains avant vous : vous vous retrouvez nez à nez avec un lion !
Stress cerveau reptilien amygdale
Au secours, un lion !!!
Immédiatement, votre cerveau va capter toute une série d’informations : l’odeur du fauve, la couleur du pelage, la lumière autour de vous, un goût métallique dans la bouche…
Toutes ces informations sont reçues et triées instantanément par la Poste, l’hypothalamus, qui va envoyer 2 messages :
– 1 message ultra rapide au QG de crise, l’amygdale : « DANGER !!! »
– 1 message plus lent à la mémoire centrale, l’hippocampe « Est-ce que j’ai déjà rencontré cette situation ? ». L’hippocampe peut faire 2 réponses « Oui, et c’est super dangereux !!! » ou « Non, au secours !!! ». Dans les 2 cas, il va envoyer 1 nouveau message à l’amygdale : « DANGER !!! »
Sollicitée d’abord par l’hypothalamus puis par l’hippocampe, l’amygdale prend les commandes. Et là, elle n’y va pas par 4 chemins : elle coupe TOUS les circuits de réflexion. A l’imagerie médicale, on voit les neurones du néo-cortex, là où se font les raisonnements conceptuels, s’éteindre.
Seule reste active la petite zone de l’amygdale, qui va décider pour vous de la meilleure réponse à apporter au danger. Et des réponses possibles, il y en a 3 :
1. La fuite : prendre ses jambes à son cou, en espérant être plus rapide que le lion.
2. La lutte : se battre à mains nues avec le fauve.
3. Le repli : se figer sur place en attendant que ça passe.
Il est très important de noter que ce n’est pas vous qui allez choisir votre réaction face au lion. Votre capacité de raisonnement est totalement débranchée, c’est votre amygdale qui choisit pour vous. Vous pourrez toujours vous refaire le film 200 fois dans votre tête après, si vous avez survécu à la rencontre avec le lion : votre réaction a été un réflexe, vous n’avez pas eu le choix.
Toute ressemblance avec votre dernier entretien avec votre boss au bureau serait purement fortuite… encore que, pas tout à fait :-)

Face à un lion féroce ou face à un exercice de maths, c’est bizarrement la même mécanique qui se met en place !

Aussi curieux que ça puisse paraître, avec un exercice de maths – ou en entretien avec votre boss ! – c’est exactement la même mécanique qui se met en place que face au lion.
1. La Poste, l’hypothalamus, capte les stimulus du problème de maths : des chiffres, des questions, des formes géométriques…
2. Si votre enfant est dans une relation de panique générale avec les maths, ces simples stimulus peuvent déclencher l’envoi d’un courrier immédiat de l’hypothalamus au QG de crise, l’amygdale : « DANGER !!! »
3. Si votre enfant a encore un bout de confiance en lui dans cette matière, l’hypothalamus va se contenter d’envoyer 1 courrier à la mémoire centrale, l’hippocampe : « Ai-je déjà rencontré cette situation ? »
C’est là que ça peut se gâter.
Imaginez que l’hippocampe de votre enfant ait stocké un souvenir du type « ouh là oui, je reconnais ce traquenard, la dernière fois j’ai pas réussi à résoudre le problème de maths, je me suis pris un 4/20, je me suis fait traiter de demeuré par le prof et mes parents m’ont engueulé ».
L’hippocampe va de suite envoyer un signal panique à l’amygdale : « DANGER !!! ». L’amygdale va alors prendre les commandes et débrancher les capacités de raisonnement de votre enfant.
Et on est bien d’accord, ce n’est pas le cerveau reptilien de votre enfant qui va l’aider à résoudre le problème : sinon les crocodiles sauraient eux aussi calculer la trajectoire d’une fusée pour la lune.
C’est loin d’être un problème marginal : selon l’étude PISA, plus de 50% des élèves français sont très tendus à l’idée de faire un devoir de maths à la maison. Autant dire que ce problème d’amygdale qui se met en alerte et qui empêche votre enfant d’utiliser ses capacités de réflexion, concerne beaucoup d’enfants !
Donc, l’exercice de maths s’étant transformé sous l’effet du stress en un message « DANGER !!! », voilà les 3 réactions que vous allez reconnaître au choix chez votre enfant :
1. La fuite : l’imagination de votre enfant va s’avérer sans bornes pour inventer d’autres trucs à faire et s’évader du problème
« Non, maman, j’ai pas de devoirs à faire ce soir »
« Et au fait, on avait dit qu’on finirait d’abord cette dissertation de français ? »
« Et si on appelait papy et mamie, ça fait longtemps qu’on les a pas eu au téléphone ? »
2. La lutte : attention, tout le monde va en prendre pour son grade… à commencer par vous !
« De toute façon, le prof est nul, il nous a rien expliqué »
« Et puis, toi maman / papa, t’es même pas capable de garder ton calme »
« Et grand-père, il était nul en maths et pourtant il a réussi dans la vie, non ? »
3. Le repli : c’est l’expression fataliste du découragement, sur lequel vous allez vous arracher les cheveux en vous disant « mais comment secouer ce gamin ? ».
Ca peut être le mutisme complet, des larmes, une petite voix qui gémit « de toute façon, j’suis nul, j’y arriverai jamais »

Comment aider votre enfant : 3 étapes pour rebrancher ses capacités de raisonnement

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Gagner en confiance en 3 étapes !
Etape 1 :
Quand vous reconnaissez ces symptômes, vous savez maintenant ce qui vous reste à faire : oublier le problème de maths pour l’instant et aider votre enfant à calmer la réaction de stress.
Respirer, boire un verre d’eau, faire une pause, rire, jouer 15 minutes ensemble, faire un exercice de sophrologie ou de brain gym…
Si je peux me permettre un conseil : participez vous aussi à la séquence relaxation-jeu-rire, car il est fort probable que le stress de votre enfant se soit communiqué à vous… et que vous ayez besoin autant que lui de retrouver votre calme :-)
Etape 2 :
Revenir au problème de maths lorsque ses capacités de raisonnement sont rebranchées et l’accompagner sur les étapes du raisonnement qui restent difficiles pour lui.
Là miracle, vous avez à faire à un autre enfant : un enfant qui devient capable de repérer les infos données dans ce problème de maths, de poser des questions sur les éléments qui lui manquent, de se rappeler que le théorème de Pythagore c’est bien utile pour calculer les dimensions d’un triangle rectangle…
Etape 3 :
En revenant dans un état calme à ce problème de maths, votre enfant va emmagasiner un souvenir positif – qui sera stocké, devinez où ? Dans la mémoire centrale, l’hippocampe !
Ce qui va l’aider pour le prochain exercice de maths.
A la vue d’un prochain problème difficile, quand l’hypothalamus ira interroger l’hippocampe, l’hippocampe répondra tranquille « ah oui, j’ai déjà vu un problème tordu il y a peu de temps. J’ai d’abord stressé puis j’ai retrouvé mon calme et j’ai réussi à le résoudre. Pas besoin de mettre l’amygdale en alerte, je suis capable d’étudier ce problème ».
Si le souvenir positif stocké dans l’hippocampe est submergé par un historique de dizaines voire de centaines de souvenirs négatifs, il est fort possible que la réaction de stress s’enclenche de nouveau.
Alors, pensez à réactiver ce souvenir positif chez votre enfant : « tu te souviens, la dernière fois, tu as été stressé aussi par un problème difficile, et puis tu as retrouvé ton calme et tu as réussi à poser les bonnes questions pour chercher une solution ».
Exercice de maths après exercice de maths, vous l’aiderez à se constituer une base solide de souvenirs positifs qui lui permettront d’aborder les prochains exercices avec de plus en plus de confiance en lui « je suis capable, je peux y arriver ».

Comment ça se passe chez vous ?

Et vous, avez-vous déjà repéré ces symptômes de stress chez votre enfant ?
Comment vous sentez-vous face à ces signaux : démuni ? en colère ? envie d’aller faire autre chose ?
Quelles sont vos astuces pour aider votre enfant à retrouver son calme ?